Cayo Alcatracito- Cayo Chiquito (ou cayo zaza de fuera), Cuba

Lundi 20  Mai 2024

Partis à 8h30 nous faisons 8 heures de moteur non stop . Pas un pet de vent ou presque. Il fait très lourd. Chaque jour il fait semble t il un peu plus lourd que la veille même si l’on a du mal à imaginer pire le lendemain. Cela me rappelle un dicton sur un sujet tout autre : « plus qu’hier et moins que demain » .

Mouillage linéaire le long d’une mangrove sans réel charme présentant aussi les stigmates d’un passage en force et très localisé de vents très puissants . Une bande morte court le long de la verdure.

Les fonds d’herbiers accrochent bien notre ancre car le sable n’est pas loin. L’eau est partiellement transparente bien que verte.

Petite baignade pour se rafraichir dans un bain turc à 32 degrés avant le coup de vent annonciateur d’un orage. Passera ? passera pas ? pleuvra ? pleuvra pas.

Nous avons lancé une invitation pour un apéro sur Ile de Rey à toutes les lettres des AMIS. On verra bien si Eole se calme assez pour laisser les capitaines abandonner leurs navires respectifs dans ce contexte un peu venteux pour une collation,  ce que nous concevons tous, on ne sait jamais, car  il y a encore eu des vents qui sont montés à 56 nœuds aux Bahamas hier et la mangrove environnante de notre mouillage lacérée par les vents nous montre que la nature peut être très hostile. Le A est mouillé trop loin pour venir nous rejoindre…..

Il nous faut organiser la visite à la Havane à partir de Cienfuegos que nous atteindrons dans 2 ou 3 jours : hotel et taxi . Pas facile  avec un groupe de 8, même si cela fait déjà 8 jours que les bases de décision ont été clairement exposées. Perso, je ne m’occuperais des réservations que pour les personnes décidées et laisserais les divas à leurs éternels atermoiements et caprices pour exister . Je préfère donc laisser les initiatives à Stéphane beaucoup plus patient que moi.

Nous n’avons toujours pas vu les pêcheurs annoncés par les plaisanciers des années et mois précédents supposés venir en nombre nous entourer dans les mouillages pour nous proposer le fruit de leur pêche. Nous sommes désespérément seuls avec nos savonnettes, nos stylos, cahiers, shampoings, dentifrices et autres verroteries d’échange que nous avions pris le soin d’approvisionner.

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