english harbour – antigua

Mardi 12 Décembre 2023

La végétation de l’île ressemble, de loin, à celle de la Corse. Point de palmiers ni de bananiers ni de luxuriance comme à la Dominique. Serait-elle moins exposée aux pluies et donc plus sèche ?

Nous allons faire notre clearance dans la très jolie Marina (Nelson’s Dockyard) pleine de charme avec son côté very british du XIX ème siècle. Les principaux bâtiments sont des cottages ou maisons en pierres à l’ancienne façon Jersey. Tout est propre et léché, au cordeau, rien ne traîne, avec un côté un peu village Disneyland. Les yachts se refont une beauté, les ouvriers sont à l’œuvre, ça scie, ça polit, ça brique !

La clearance est un vrai sketch. Avant tout, il faut s’armer de patience car à chaque étape du process le geste est lent et le regard empreint de concentration et de sérieux extrêmes comme si nous venions retirer 20 Millions en espèce dans une banque et qu’il fallait s’assurer de notre identité. Il nous faut suivre un parcours (non répertorié) dans une salle de 20M2 où se côtoient pas moins de  6 employés, dans 4 bureaux différents et cloisonnés.  Il faut tout d’abord se présenter au bureau 1 (douanes) qui nous pond un document en 6 exemplaires dûment tamponnés et surtout agrafés (l’agrafage faisant partie d’un cérémonial lent et obligatoire, par lequel les documents se doivent d’avoir été tapotés au moins 4 fois pour s’assurer qu’aucun nano millimètre ne dépasse d’une feuille à l’autre) puis passer au bureau 2, juste à côté (l’immigration), pour lui remettre 4 des 6 exemplaires tamponnés et nos passeports pour une vérification à la loupe avec un regard extrêmement pénétré sur l’écran d’ordinateur, (vérifié de quoi ? puisque les passeports ont d’abord été passés à l’identification numérique !) et obtenir un deuxième tampon sur les 4 documents dont elle nous en remettra 2, et revenir au bureau 1 (la douane) qui vérifie les tampons du bureau 2  sur ces 2 mêmes documents et nous envoie au bureau 3 situé à 20 cm (Harbour Authority) qui nous pose les mêmes questions que le 1 et finit par nous faire payer 90 dollars US de taxes en tous genres (a minima au nombre de 4 différentes).  Taxes de quoi ? nous n’avons pas vraiment su car investie de pouvoirs, la préposée n’était pas trop encline à développer (ou ne savait pas…) . On croit savoir qu’une de ces taxes était relative au contrôle COVID que personne n’a songé à retirer avec la fin de la pandémie et une autre une taxe déchets.

Puis nous sommes sortis de la Marina et sommes allés faire un tour jusqu’à l’autre baie, Falmouth Harbour, avec toujours plus de méga yachts. Le long de la route des resto et cafés maisons en bois plus ou moins colorées, sans vraiment de charme, mais non délabrées et souvent fermées (ouvertes seulement le soir). Presque pas de magasins de vêtements. Pas de magasins de déco. Rien de transcendant donc. Mais c’est propre, nous sommes loin des standards de la Guadeloupe et pourtant c’est à une portée de voiles ! Avec un peu d’audace, de volonté et de travail, la France pourrait capter une partie de cette clientèle ….. mais n’oublions pas qu’Antigua serait aussi une place fiscalement paradisiaque ……. Cependant quand elle veut La France peut aussi l’être……cf régimes TOM TOM TOM ……

Nous sillonnons en annexe les 3 ou 4 petites anses de l’English harbour et déplorons le fait que, face aux méga yachts fièrement amarrés aux pontons, bien des épaves (coques rouillées enfoncées dans l’eau, voiles déchirées, voiliers démâtés) attendent à l’ancre des jours meilleurs qui ne reviendront jamais ; cela fait mal au cœur.

Après midi plus ou moins pluvieuse au bateau. Nous faisons face à la très jolie plage de sable blanc Galleon dans Freeman’s bay dominée par ses belles demeures sur une colline boisée, dont l’une serait un des nids douillets de Charles and Camilla .

 

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