Mardi 3 Mars 2026 – Mercredi 4 Mars .
Etape :Départ 7h00 – 220 miles – aux 2 moteurs – 6 nœuds de vent – longue houle d’environ 1m de haut – arrivée 15h00 – 32heures de nav’
La température est encore fraiche même nous montons à 12 degrés la nuit dans la cabine. Dans la journée, le soleil tapant, le cockpit gainé de ses cristal est plus chaud que le carré intérieur (env. 16 degrés) lui-même plus chaud d’au moins 4 degrés que les cabines, lesquelles ne se réchauffent pas vraiment. Les planchers, notamment ceux d’en bas, gèlent les extrémités. Ils feraient certainement l’objet d’un classement DPE prohibitif à la location, mais ce n’est pas pour autant que nous envisageons de les recouvrir de peau de mouton.
Alors on adapte les couches de retenues caloriques en fonction de notre localisation en sous- sol – RDC ou 1er étage (trouvez pas que ça fait riche ?)
Le soleil s’affiche en un cercle blanc lointain entouré d’une gaze de coton, c’est le signe annonciateur du brouillard qui se lève et Mardi après midi, on n’y voit que pouic , le dit brouillard ne nous quitte pratiquement pas de toute la nuit et l’on se surprend à prier pour que d’éventuels AIS ennemis et le radar fonctionnent. Ce qui s’avère inutile car nous ne croisons personne.
Puis la lune se lève et projette son halo blafard sur les eaux sans lever le voile de façon significative et sur le coup des 6 Heures du matin, 2 spots blancs se font face et percent tous deux la nuit d’une lueur floue . Je n’ai jamais vu le soleil et la lune se défiant à égalité dans le ciel en altitude et en halo. J’ai un instant cru qu’un spot de tanker nous illuminait par notre arrière bâbord alors que la lune essayait tant bien que mal de nous guider par notre avant tribord.
Après mon quart, première sortie de douche à une température acceptable depuis Samedi . Et le petit déjeuner se pend par un très beau soleil qui réchauffe nos vieux os. Je sens que climatologiquement parlant nous commençons à tenir le bon bout. Alors adieu veau vache cochon , doudounne, pull, mitaines , plaids et petites laines ?
Inutile de vous dire que nous n’avons croisé aucune embarcation depuis notre départ !
15 heures . Nous voici arrivés au mouillage tout à côté de la ville de Charleston dans l’anse Sud Ouest cette fois, et non plus à l’ancre du porte avion comme l’année dernière.
Ayant visité cette ville l’an dernier nous décidons que nous ne sommes qu’en escale technique pour remettre les compteurs d’heures de sommeil à zéro, sans mettre pied à terre avant de reprendre la longue route.
Le plan d’eau est calme, le ciel est bleu clair, la température est remontée à 23 degrés, ne règne que le léger bruit du clapot des vaguelettes, de temps en temps un lointain vrombissement d’un avion invisible qui décolle; les tankers sont passés sous le pont suspendu avec ses 2 jets d’eau …….. mais nâaan ce sont les haubans du pont routier d’une telle légèreté qu’ils se confondent avec des jets d’eau.
Bien entendu nous sommes les seuls dans cette vaste baie bordée de sable beige sur lequel reposent de magnifiques et cossues maisons, avec pontons privés sur pilotis bien sûr, dont l’architecture rappelle les demeures des maîtres des plantations de coton. Le ténébreux Rhett Butler m’attend déjà ….
Nous installons les coussins du cockpit extérieur puisque le climat semble nous permettre sinon de dîner au moins de déjeuner dehors.
Loin du caquetage des toxiques pintades hyaluronées, des bruits de bottes ou plutôt des pales de drones, du fleuron agressif des LFI, je veux parler de la haineuse atteinte de strabisme qui enfle et vomit des crapauds quand elle hurle, et des racailles de 13 ans, qui confondent jeux vidéo sanglants et vraie vie, jamais éduqués par des parents qui ne visaient que les alloc’ de la CAF, nous sommes bien.
A midi : escalopes de poulet aux épices (curry- tajin- gingembre) et aux courgettes bicolores mi cuites. A refaire.



