Ginn sur Mer – Grand Bahama Island – Great Sale Cay – Bahamas

Dimanche 15  Mars  2026 . 

Marre des nonos. Je ne suis qu’une douloureuse boursouflure en manque de sommeil pour cause de réveils intempestifs sous séances effrénées de grattage dans la nuit, les nonos n’ayant aucun respect pour une quelconque partie de mon anatomie. Et pourtant j’étais en leggin toute la journée d’hier par précaution. Ils piquent au travers des vêtements ! conditions réunies : air chaud – humidité à son top – pas de vent car bien à l’abri dans un chenal et ambiance marécageuse. Arghhh ! Grhhh !

Aujourd’hui sous un ciel laiteux et par 17 nœuds de vent de Sud-Sud Est , sous voiles, nous avons inauguré l’Ile de Rey Express . Nous avons pratiquement tourné à 8 nœuds de bout en bout même avec 2 ris dans la GV (Grand Voile) et le Génois toute toile dehors. Nous sommes passés par des raccourcis et avons slalomé entre les chapelets de cailloux et les bas fonds du Nord Ouest de Grand Bahama par 1 m sous les quillons ! et des bancs sablonneux sur Bâbord et Tribord, de quoi rester scotchés sur les fonds à la moindre inattention. Merci à Aquamap ! Top !

On serre un peu les fesses, on retient son souffle, on évite de se pencher sur la gauche (là y a pas de danger, j’vais t’dir’ ! ) ou la sur la droite, pour ne pas faire dévier le bateau, avec de la vague de travers entre 0,5 m et 1 m et un courant latéral de 2 noeuds par endroits . Gros clapot pas très agréable donc, mais emportés par les voiles gonflées à bloc, c’était tout simplement grisant et …sonore, la vague des safrans faisant un bruit de tambour de machine à laver à l’arrière.

Partis à 9h00, nous sommes arrivés après 52 miles, ancre sur sable à 16h40 devant une île déserte et rase faite de vert, de blanc et de bleu comme il se doit au Bahamas. Pas une maison, pas un chien, pas une cabane. Rien. Une ile entre le ciel et l’eau comme chante si bien le Grand Serge (mâ nâan pas Reggiani, l’autre un tout petit peu plus jeune, bon ! Ok ! pas de beaucoup) . Il y a cependant 1 voilier au mouillage, mais pas de quoi emmêler nos ancres – pas de ça chez nous – chacun son bout de paradis, c’est notre conception du partage, c’est déjà mieux que la conception de nos élus.

Nous sommes donc au Nord Ouest de notre précédente position sur l’île de Great Sale Cay (même pas sûre que Google Map connaisse), pour nous abriter des vents de Sud et de la mer, éléments tous 2 prévus pour ces prochaines 48 heures. Nous espérons descendre ensuite à l’abri des îles de Little et Great Abaco vers Nassau si les prévisions météo se maintiennent.

La fête est toutefois un peu gâchée car les premiers résultats des municipales tombent et, il n’y a pas que les résultats qui tombent, mes bras aussi. Les machines à perdre de la droite sont comme d’habitude en marche (d’où l’expression : rien de neuf sous les soleil, ha ! ha ! ha ! hi ! hi ! hi !)  et l’on mesure aussi le résultat de 40 ans de laxisme, de lavage de cerveaux à grands coups de wokisme et de bienpensance qui commencent dès le plus jeune âge à l’éducation nationale, et au sein du foyer parental décomposé et marijuané laissant le soin à la dernière botoxée exilée de donner des leçons de civisme à leur progéniture enCAFée pour laquelle 1 heure de concentration dans le boulot  est trop demander sans autoriser un break pour décompenser avec un match de foot – une série Netflix ou un shoot de Tik Tok !

Je disais déjà du bout des lèvres que j’avais passé 10 ans de ma jeunesse à Roubaix tout en m’excusant, désormais je vais totalement m’en abstenir ! Les salafistes ont gagné (euh ! désolée j’ai confondu car cela sonne pareil : les Elléfistes ont dores et déjà gagné avec 47% dans ce nid de frelons que j’ai quitté depuis 50 ans sans jamais me retourner. Ma mère et mon père doivent se retourner dans leurs tombes, heureusement qu’ils ne sont plus là pour le voir. Lille ne fait pas mieux ; à ce stade, je ne suis même plus du Nord, je suis maralpine, avec ses nombreuses villes dont les habitants ont autre chose que des pois chiches dans la cervelle. Je ne parle pas de la Seine Saint Denis depuis bien longtemps piquousée à la CAF, au RAS, au parent isolé de 17 gamins, 10 concubins….

Paris va bientôt avoir que ce que ses bobos méritent ainsi que ce que méritent les égos de la droite partis comme d’habitude en ordre dispersé. Vive le béton, vive les vélos, vive les jardins aux pluies acides sur les toits, vive les rues Air B and Bisées sans commerces de proximité où il fait bon vivre cloitrés chez soi après une certaine heure avec le doux bruit des rats pour perturber la série Netflix ou mordiller les pieds aux terrasses des cafés à 6 euros la tasse. Un seul rayon de soleil, l’ancien guerrier illettré adversaire de l’OAS né en 1987 n’est pas prêt de passer ! Quant au clocher dans lequel je vis, pas de surprise il n’y avait qu’un candidat :  le roi soleil qui règne en maitre sur cette petite ville depuis des décennies.

Il fait 26 degrés aérés. C’est tout bon. Je vais aller m’oxygéner et boire un apéro pour oublier.

Mauvaise nouvelle, nous pensons bien à Caroline qui ne pourra nous rejoindre pour des raisons de santé et nous lui souhaitons bon courage.

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