Samedi 11 Avril 2026 .
Le soleil brille, il fait bon, mais le vent est là avec ses vagues traitresses. Cela ne nous dérange pas au mouillage, mais à bord de l’annexe pour nous rendre à terre, c’est une autre histoire, nous arrivons tous trempés au « port» de Staniel Cay.
Au resto du port, rien n’a changé, les pêcheurs de grand chemin s’en reviennent de leurs excursions touristico-pêcheresses sur gros hors bords et débarquent de leurs bateaux d’énormissimes groupers (mérous), à la gueule menaçante. Sur la tablette de travail idoine, ils taillent leurs entrailles pour les donner à la quinzaine de requins nourrices agglutinés autour de l’escalier. Eh les gars! c’est bouffe time ! Mais ça ! ils le savent déjà ! Les visiteurs (qui sortent dont on ne sait où, compte tenu de la dimension de l’île) viennent les caresser, c’est THE grosse attraction du coin.
Puis nous allons faire le tour de l’île de … 2,5km2, c’est vite fait. Nous allons visiter les 3 épiceries de 15 M2 chacune. Elles sont très affairées car le bateau avitailleur est arrivé ce matin. Sur le « port de commerce » grand comme un terrain de squash, quelques 20 individus locaux s’interpellent et rient autour des caisses débarquées qu’il leur faut livrer par voiturette de golf . C’est THE moyen de locomotion généralisé sur l’île avec les trotinettes électriques, lesquelles cahotent sur un bitume datant d’il y a 20 ans bien pourvu en gouffres de poules. Ils livrent aux locaux ou au seul resto, celui du port, le deuxième étant toujours fermé depuis 3 ans que nous passons devant, malgré l’heure du Lunch . Dans une des épiceries, nous payons 11 dollars pour 3 kiwi verts même pas les golden et 22 dollars pour 1,5 litre de jus de pamplemousse et 8 tortillas sans gluten. L’île a un prix ! C’est certain !
Nous passons un pied dans la boutique de « mode » de 12 m2 surchargée de vêtements entassés aux tissus plus criards les uns que les autres, principalement des T-shirts et des robettes d’enfants. Il y a 4 personnes, des locaux, à l’intérieur, le magasin est plein on ne peut même pas se retourner, nous sortons.
Nous poursuivons vers l’« aéroport », un tarmac sur lequel atterrissent, s’envolent ou attendent une dizaine d’aéronefs de 10 places, protégés par un grillage de cage à poule. La salle d’attente est une estrade avec un toit en bois pour seule protection. 3 petites baraques indiquent « check-in » (comptoir enregistrement) pour les 3 compagnies qui desservent Staniel Cay, c’est grand luxe, 3 comptoirs pour 3 compagnies microscopiques pour une seule micro île !
Les moteurs à hélices vrombissent faisant régner un bruit d’enfer . Bonjour le « rental house » qui donne sur la piste !
L’île est littéralement en construction, au moins 15 maisons en cours (en bois en majorité), d’autres sont des constructions en devenir ….. depuis quelques années !!! ….. Mais à qui sont elles destinées ? Aux touristes ? et dans ce cas il va falloir développer les activités et les attractions car à part la magnifique plage de carte postale bordée d’une déclinaison absolument incroyable de turquoises …. Sauf que 4 jet skis y sont en attente de location . ARGHHH ! GRHHH ! Nooon pas ça ! Il y a aussi la grotte de 007 de 1962 opération Tonnerre à voir….
Puis, après 3 km de marche, nous avons fait la boucle de Staniel Cay et revenons au « port ». Nous allons déjeuner au resto le « Staniel Cay Yacht Club », resto de l’hôtel éponyme, à la dizaine de bungalows colorés, et la nuit accessible pour la modique somme de 1020 dollars.
Ô surprise ! au menu choix de burgers, sandwichs, salades et pizza . Toutefois les prix restent raisonnables autour de 23 dollars le plat assez copieux. Le resto bar est un passage obligé où tout le monde se retrouve et discute dans un brouhaha de voix graves rivalisant de décibels avec la musique country. Nous nous mettons dans la salle climatisée d’à côté, plus jolie et plus adaptée à mes oreilles supra sensibles.
Avant de repartir au bateau nous rechargeons le dinghy en essence au prix de 6,68 dollars le gallon ! bon ! ok ! c’est quand même une île et il faut bien l’y acheminer. Ne jouons pas au grincheux franchouillard !
Enfin sur Ile de Rey, Stéphane accueille tour à tour son fan club de NoForeignLand. En plus du canadien captain Alain que nous avons retrouvé avec son Saona 47, voilà que se présente le couple américain Paul et Michèle , Saona 47 UnaVida, puis dans la foulée Svenson du Saona 47 Great Dane. Si cela continue nous allons fonder le club très exclusif des Saona 47 de Staniel Cay car à nous 4 nous devons représenter environ 2% de la dite flotte mondiale ! avec une photo des 4 épuipages ce serait une sacrée publicité pour Fountaine Pajot ! Manque plus que les lèvres botoxées et les pectoraux haltérophilisés pour devenir influenceurs (euses).
Agathe et Sabine se sont lancées dans la confection d’un fondant à l’orange de la cheffe pâtissière Christel.





