Cayo Mosquito – Cayo Cuervo, Cuba

Jeudi  16 Mai 2024

La nature humaine est ainsi faite qu’il y a toujours dans un groupe des personnes qui se distinguent par leurs exigences et pour lesquelles la majorité se voit contrainte de faire des compromis . Les mêmes qui laissent les autres aller au front tout en restant bien planqués derrière les lignes. A ceux là je leur rappellerai que la critique est aisée et l’art est difficile. Peu importe nous ne sommes pas pacsés et cela nous laisse dorénavant quelques perspectives d’individualisme accrue vis-à-vis du collectif.  J’ai toujours dit qu’il n’était pas bon de vivre les uns sur les autres pendant des mois. Le manque d’éducation et de réflexion ressurgit, les esprits futiles se dévoilent, les caractères se révèlent, les tensions s’exacerbent.

Nous hissons le code D et avançons entre 5 et 6 noeuds pour 11 noeuds de vent. C’est super ! nous glissons sur l’eau.

Arrivés à 13 h00 dans un immense cercle fermé aux ¾ par la mangrove avec de multiples passes non praticables à marée basse en dinghy.

Nous allons à la découverte d’éventuelles patates, éventuels refuges pour d’éventuelles langoustes ; mais il ne faut pas non plus exagérer ce n’est pas tous les jours qu’on en trouve sous les sabots d’un cheval, surtout quand il n’y a ni sabot, ni cheval, ni patate, mais des herbes, des eaux vertes et mes grandes copines….. j’ai nommé les méduses ! Des jaunes maronnasses à grosses pattes comme des rideaux de perles et filaments . Vous aurez deviné, j’ai sorti mon joker pour la nage, c’est trempette derrière le bateau car il fait toujours très très chaud. Je commence d’ailleurs à avoir quelques démangeaisons aux avant-bras.  Deviendrais je allergique à la chaleur et au soleil ? J’essaie de me protéger en enfilant des manches longues et ….oh ! preuve de ma détermination , je me résous à me protéger le visage en arborant un chapeau, moi qui déteste ça.

Ce soir Ile de Rey restera à 2, au calme, tranquille loin des mesquineries de cours de récré, cela nous fera des vacances et me permettra de libérer mon poing de la poche après avoir enlevé le mouchoir qui le protégeait. Dommage car cela signifie aussi que l’on se prive aussi des compagnies que l’on apprécie.

Il n’y a toujours pas âme qui vive, pas voile qui faseille, pas poisson qui frétille. En revanche moustiques et tiques de mer s’en donnent à cœur joie.

 

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