Jeudi 5 Mars 2026 .
Etape 3 : Départ 8h40 – 60 miles – sur 1 moteur – 0 nœuds de vent – longue houle d’environ 1m de haut – arrivée 17H30 – 8heures 40 minutes de nav’
La remontée de l’ancre est fastidieuse car le fonds est de la bouillie de vase noire et collante voire peut être allongée d’hydrocarbures en décomposition . Il nous faut passer le jet d’eau mètre par mètre sur la chaîne pour ne pas embourber la baille à mouillage. Beurkk, beurkk beurkk.
Enfin nous voilà partis il fait beau, la mer est belle, la température monte, la brume se dissipe, le soleil sort vainqueur de cette lutte de pouvoir et il fait plus chaud en extérieur qu’en intérieur.
60 miles au milieu de l’eau avec seule la mer pour témoin. Nulle côte en vue.
Partis pour 1 nuit de plus en mer vers Fernandina, nous changeons d’objectif à la dernière minute : et si nous laissions le bateau vers Hilton Head en Caroline du Sud pour la saison cyclonique au lieu de Cardinal Zimmerman Ship Yard en Virginie ?
En effet Il y a une Marina à Hilton Head, certes plus chère que Zimmermann mais en comptant la location de voiture et l’essence nécessaire de Washington à Cardinal (3h 30 minutes), à garder le temps de se rendre à l’hôtel vers shipyard aller-retour pendant 7 jours (7*20 minutes* 2trajets par jour), à rendre à Richmond (1H 30 minutes), plus 7 jours d’hôtel, plus l’essence pour descendre le cata jusqu’à Hilton Head, sans compter la fatigue des nav’ de nuit, plus les facéties climatiques de Chesapeake( neige – gel- pluies) et le danger potentiel de Cap Hatteras à franchir aller et retour, ne vaut-il pas mieux laisser le bateau à l’eau, pour la saison cyclonique de Juin à Novembre, dans une Marina au Nord de la latitude 32 à partir de laquelle le bateau est assuré en saison estivale tout en étant plus proche des Caraïbes.
Autre avantage : l’aéroport de Savannah est à 1H et il y aurait même un aéroport sur l’île de Hilton Head peut être accessible de NY – Atlanta ou Charlotte. Et enfin, étant à l’eau seulement pour 4 ou 5 mois, pas besoin d’hôtel, pas besoin de désarmer le bateau, et l’île semble disposer de tout ce qu’il faut : supermarchés et resto.
Croyez le ou non je n’ai pas mis tous ces paramètres sur Excel pour remettre un rapport conclusif dûment chiffré et circonstancié à mon boss (euh là ! pas si vite papillon ! tu parles de qui au juste en parlant du boss ?????, ça va pas non !!!!).
Donc trop tard pour nous rendre directement de Charleston à Hilton Head car impossible d’arrivée de nuit à la Marina. Nous nous arrêtons donc avant à Edisto…phélès (un peu tiré par les cheveux, je vous le concède !). Strictement rien à voir : des petits bâtiments d’appartements en bois bleu lavande ou blancs de 3 étages sur une longue plage de sable brun foncé . 2 ou 3 fadas y discutent en maillot de bain devant une eau à 15 degrés, qui a quand même pris 12 degrés par rapport à Cardinal !!!.
Pendant cette navigation monotone je me régale avec des films des années 50, c’est rafraichissant, sans hémoglobine, sans prise de tête et sans obscur réalisateur Sud Coréen ou Afghan aux thèmes glauques, obscurs, misérabilistes ou totalement ésotériques qui n’intéressent personne, mais que l’on se doit d’ovationner pour paraitre progressiste et intello (ou pouvoir loger aux frais du contribuable dans des suites à 1700 euros la nuit au Festival de Cannes) .
Vous l’aurez deviné demain au programme direction la Marina d’Hilton Head pour un atelier découverte et plus si affinités.
Déjeuner : salade printanière iceberg – tomate – rubans de carottes crues et œufs durs.
Diner : filets de porc aux petits légumes
Activité de la journée : le premier pain de la saison dans le tout beau four sous la surveillance rapprochée et commentée du Capitaine, si vous voyez ce que je veux dire …..sa devise étant la confiance n’exclut pas le contrôle ……Arghhh ! Grhhhh !
