Shroud Cay – Warderick , Exuma islands – Bahamas

Mercredi 8  Avril  2026 . 

Violent orage sous le coup de 3 heures du matin, éclairs et tonnerre se déchainent dans une colère noire. La pluie crépite drue.

Lever sur mer calme et tapis transparent vert bleu. Les fonds ne peuvent rien nous cacher. On croirait les toucher rien qu’en les voyant. Aucun zephyr ne vient perturber le milieu naturel de Neptune.

3 heures plus tard nous voilà rendus au moteur à la merveilleuse Warderick après avoir lévité sur les fonds marins si turquoises, si transparents, si beaux. La prise de bouée d’amarrage se fait avec le plus grand naturel dans le plus grand calme.

L’après midi est consacré à l’incontournable grimpette au Boo Boo Hill pour admirer le camaïeu de bleus sur 360 degrés. Pour y accéder il faut jouer aux apprentis Indiana Jones ayant tronqué leurs rangers par des chaussures d’eau à semelle rigide pour la traversée d’un champ de lave puis du gué de la rivière et enfin pour l’ascension de la colline ensablée au sommet de laquelle attendent les témoignages du passage des navires de plaisance, qui un panneau en bois à son nom, qui un sticker, qui une bouteille suspendue, tels les premiers pionniers plantant leur drapeau. 

Magnifique vue côté océan mais aussi côté lagon sur l’étroite bande de bleu foncé serpentant au milieu de l’arc en ciel turquoise, blanc, et rose de la mer et des sables de la marée basse ; bleu plus foncé car eau plus profonde permettant aux heureux bateaux élus de s’amarrer aux bouées sur ce très étroit chenal. Nous ne sommes pas mal non plus de l’autre côté de la baie.

Il fait beau donc baignade malgré le tonnerre qui gronde au loin . L’eau est très bonne. Nous croisons 3 ou 4 raies géantes et noires, mais point de tortues, mais où sont elles passées ? Enfin arrêt de rigueur sur une des 3 grosses « patates » de la baie pour nager au milieu des petits et gros poissons jouant à cache cache autour de quelques coraux. Un poisson lion, des poissons rayés jaune et noir, des petits poissons bleu électrique, des gros poissons jaunes, un baliste multicolore, une langouste interdite (dans un parc naturel hors période de pêche, dommage !).

Nous échappons de justesse aux nuages noirs et leurs sceaux d’eau, lesquels fort heureusement tournent autour de nous sans jamais nous atteindre.

 

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