Clifton Bay, Providence Island – Bahamas

Lundi 30 Mars  2026 . 

Cette nuit averse violente sans préavis et vent. Mais nous avons aussi cru être dans la balancelle géante d’un Luna Park tant la houle de travers était forte. Impossible de marcher sans se tenir, et encore. Je ne sais comment font les bébés pour s’endormir en étant projetés de droite et de gauche. D’ailleurs on ne sait pas si ça leur plait car aucun ne s’est jamais exprimé sur la question , que je sache.

Au matin le trawler de 55 pieds juste derrière nous fait des mouvements de roulis d’environ 30 degrés de part et d’autre de sa quille ; tout doit bien valser dans le carré et ils doivent tous être en train de vomir. Les monocoques ne sont pas non plus à la joie quand il y a une forte houle.

Petit déjeuner pris nous décidons de nous avancer un peu plus en loin dans la baie et plus près de la virgule Nord de celle-ci, afin d’essayer d’échapper à la houle .  D’ailleurs c’est là où se retrouvent ancrés 90% des bateaux, mais il y a encore de la place.

La houle est presqu’inexistante dans ce coin mais les vaguelettes sont de la partie. C’est quand même plus confortable, rien à voir. Le vent souffle à plus de 20 nœuds et les averses/giboulées se succèdent à une vitesse impressionnante, le tempo est donné : 15 secondes de pluie à l’horizontale, 15 secondes d’éclaircie, un arc en ciel, et ainsi de suite durant toute la matinée. Puis en fin de journée le ciel bleu chamarré de petits nuages blancs reprend ses droits après avoir vaincu Tlatoc, dieu aztèque de la pluie. Sous les rafales, nous continuons à balayer la mer de notre train arrière, comme un pas de danse lent et chaloupé, un coup je vois ce qui se passe sur bâbord,  un coup j’observe si tout va bien sur Tribord et hop ça recommence.  Nonobstant et néanmoins  la température se prête tout à fait à un petit maillot de bain de saison.

Les candidats à la sortie en annexe sont très rares sur l’eau. Chacun chez soi dans son boat sweet boat.

Je suis un peu à cours d’idées pour améliorer l’ordinaire culinaire alors je m’essaie à la confection d’une pâte brisée en vue d’une tarte boite de tomates plus oignons et parmesan lyophilisé, et peut être le luxe ………d’une boîte de thon. Je verrai.

Je tente également des naan (pain indien) au yaourt pour demain et je verrai ce que je peux trouver dans les conserves pour les fourrer.

En bateau, ta meilleure amie est la farine……… si tu n’es pas intolérant au gluten ….ce qui sera plus compliqué la semaine prochaine avec notre fille Agathe ;  il faudra que je me montre plus créative, mais d’ici là je serai, en principe, passée par le supermarché.

Peut être dû à l’orientation par rapport au vent, un incessant ballet d’avions à l’atterrissage et au décollage nous a sonorisés tout au long de la journée. L’aéroport n’est qu’à 15 km du mouillage. Quand tu as réglé la modique somme de 45 millions de dollars pour faire partie des happy few triés sur le volet dans ton exclusive luxury community, tu dois être content !

Après midi : prime vidéo avec Agatha Christie. J’aime bien les Cozy crime, ce n’est ni gore, ni malsain, ni sanguinolent et assurément gentillet, sans prise de tête. Dans le même genre il y a Arabesque (the murder she wrote en anglais) ou Agatha Raisin avec de très jolis cottages du Cotswolds tout en pierres comme dans le si joli village de Saint Suliac à 13 km de Saint Malo,  ou encore Miss Fisher , etc….

Comme cela faisait longtemps que je n’avais pas poussé la chansonnette politique, je dois vous dire que je suis plus qu’agacée voire carrément exaspérée par ce qui se passe en France avec les mairies LFI. Marre de cette victimisation systématique pour des propos qui n’ont rien de racistes ni de fachistes. Marre de cette omniprésence dans les médias , lesquels, benêts (pléonasme) se font caisse de résonance de ces provocations basées sur des mensonges. Visiblement la consigne a été donnée :  tout monter en épingle pour faire monter la mayonnaise quitte d’ailleurs à ne pas hésiter à inventer. Etre présent pour tout et partout pour donner l’impression de représenter la majorité citoyenne et faire culpabiliser le citoyen blanc et moche qui doit absolument être ostracisé. Cela s’appelle du lavage de cerveau bêtement relayé et amplifié par les médias qui n’ont rien à dire, ni à analyser, faute de neurones, pour faire du scoop à tout prix. D’ailleurs très intéressant, je suis en train de lire un livre sur les harkis et les deuxième et troisième générations installées en France : « l’Art de perdre » de Alice Zeniter . Elle analyse la situation actuelle en disant que « les islamistes provoquent à dessein une haine de l’islam (par des actes terroristes par exemple, lesquels entrainent à leur tour débordements et violences) » . « Cette haine n’est pas un dommage collatéral mais précisément ce qu’ils veulent, que la  situation devienne intenable pour tous les basanés d’Europe et que ceux-ci soient donc obligés de les rejoindre ». Il faut donc exaspérer et pousser à bout le blanc et moche pour pouvoir développer le communautarisme et la victimisation.  Mais moi blanche et moche je n’attends qu’une chose c’est qu’à notre tour nous ayons les cojones pour engorger les tribunaux de nos plaintes pour racisme anti blanc , discrimination, diffamation, harcèlement, fascisme des actes et des paroles de ces minorités. Cela doit aussi marcher dans les 2 sens.

 

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