Vendredi 1er mai 2026 .
Ici le 1er Mai ne signifie pas fête du travail et ce n’est donc pas férié . Mélenchon n’y dicte pas encore sa loi .
Il fait beau et très chaud. Balle neuve entre aujourd’hui et demain, un équipage part ce soir, un autre arrive demain après midi, au revoir Sylvie et Jean Michel, bonjour Sophie.
Vaille que vaille il faut donc accomplir le rituel : mise en route des lessives et surtout la grosse purge savoir ….. devinez ….. le ravitaillement ! Arghhh ! Grhhhh ! Nous allons donc en dinghy au ponton de Montagu Fish market puis nous faisons prendre l’air à nos 2 caddies sur 2 km jusqu’à Super Value, sous le cagnard, le long de routes où les voitures nous frisent les moustaches, faute de trottoir , marchant plus ou moins dans les caniveaux empierrés et défoncés dans lesquels poussent les mauvaises herbes. Une vraie partie de plaisir ! On en redemanderait !
Nous découvrons au passage dans Shirley Street ce qui semble être LA rue commerçante utile pour les produits fonctionnels des citoyens ordinaires de Nassau faite d’habitats individuels, plutôt plus que moins en mauvais état ; et, noyés entre ces maisons en bois, d’étonnants commerces insoupçonnés et éparpillés de peintures, de carrossiers, de papeteries, de vêtements, de meubles et luminaires, de clubs de fitness, abrités dans des boutiques que rien ne distingue des maisons traditionnelles sauf les produits derrière les fenêtres.
Nous trouvons à peu près ce qu’il nous faut au supermarché et appelons un taxi pour le retour car nous ne sommes quand même pas les forts des Halles. Nous surpayons un taxi à 32 dollars pour une course de 2 km mais comme nous sommes pris en otage, il n’est pas question de négocier. La caissière à qui l’on commande le taxi ne connait pas le Nassau Fish market, par ailleurs seul marché aux poissons de l’île ! alors qu’il n’est qu’à 2 km de là ! Je pense que chacun vit dans son pâté de maisons et n’en sort pas.
Au ponton , sont amarrés les pêcheurs de conches. Un des pêcheurs est véritablement enseveli sous une montagne de ces bêtes encore vivantes. A ce rythme la conche des Bahamas deviendra vite un mythe et ne pourront se ramener en souvenir de ces îles merveilleuses que des coquilles vides en plastique Made In China incrustées de cartes postales aux couleurs criardes de couchers de soleil…..Si vous voyez bien le tableau !!!!
Au passage la langue ici n’est pas l’anglais mais le créole anglo-saxon tant et si bien que je ne les comprends absolument pas et c’est bien réciproque ! Assez suffisants et méprisants (pas sympa donc) ils ne font pas d’efforts pour autant. Je leur souhaite d’être un jour en France avec nos bons vieux franchouillards pour qu’ils réalisent ce que cela fait !!!
La cueillette des fruits et légumes de ce matin ne m’a pas fait que du bien, le mal de dos est comme Mathilde …… il est revenu , comme aurait dit le Grand Jacques ! Arghhh ! Grhhh !
Antipodis est ancré à côté de nous et nous avons pris langue comme on dit. Ils sont partis voir l’aquarium de Atlantis . A la revoyure camarade !

