Cayo Blanco – Marina de Cienfuegos, Cuba

Mercredi 22  Mai 2024

Ayant refusé l’achat collectif de poisson, A a demandé hier au pêcheur du bar fermé de la plage d’aller leur pêcher du poisson.  Le pauvre, il vient à la nage à la nuit tombée en palmes et masque leur rapporter au bateau par mer formée et temps d’orage son butin. Car c’est aussi ça les petits hobereaux de province reculée, pour affirmer leur toute puissance, il faut à tout prix jouer les seigneurs et asservir le petit peuple qui doit leur être reconnaissant. Fort avec les faibles et faible avec les forts.

En route au moteur pour la Marina de Cienfuegos.

Les barques de pêcheurs se multiplient un peu, en tout cas plus que ce que nous avons vu jusqu’à présent, les maisons et les resort touristiques aussi, sur le littoral.

L’abrupt des collines se jetant dans la mer a cédé la place à des avant plaines cultivées.

Nous passons derrière un pétrolier qui rentre dans le chenal menant à la grande baie de Cienfuegos. Le pétrolier est poussé des 2 côtés par des remorqueurs tant les chicanes du chenal sont étroites . Nous débouchons sur une grande baie sorte de lac intérieur bordé de cheminées éteintes pour ce que l’on peut en voir et de maisons en bois à toits en tôle avec des pontons en bois. 3 autres pétroliers sont à l’ancre dans celle-ci.

La marina a très peu de pontons mais une flotte de 6 catamarans y attend le chaland.

Les marineros sont nombreux et nous aident, ils sont payés par l’Etat .

Il fait une chaleur insupportable et l’orage ne veut pas éclater et n’éclatera pas.

Nous passons par les fourches caudines de l‘administration, des papiers à remplir, des formulaires à compléter : immigration – capitainerie, mais aussi les douanes que nous n’avons jamais vues jusqu’à présent. La douanière est jeune, idiote, peu coopérative,  pose des questions sans intérêts dont elle copie la réponse à la main, en haut , en bas, à gauche, à droite, en travers sur un bout de papier relevant plus du PQ que du A4, ne connait pas le pays Turkos and Caicos pourtant voisin – ça fait rien tu mets République Dominicaine au lieu de Turkos y Caicos comme pays avant les Bahamas et ca ira bien , de toute façon je ne vois pas en quoi cela est important, tu es bien la seule qui a posé cette question, même tes 3 autres collègues avant toi de Santiago ne l’ont pas posée –  . De plus elle doit parler un dialecte car je ne comprends pas un traitre mot de ce qu’elle dit à la mitraillette alors que je lui ai demandé dix fois de répéter et lentement SVP !

On nous avise tout de suite que la raffinerie ne crache pas sa fumée car il n’y a plus de pétrole à raffiner, les tankers que nous apercevons sont vides. De ce fait la raffinerie ne raffinant pas, le port n’a pas d’électricité à nous offrir, et lorsqu’il y aura du courant, il faut s’attendre à des pannes fréquentes. Pas d’électricité veut aussi dire pas de dessalinisation et pas de dessalinisation signifie pas d’eau non plus à quai. Cela commence bien.

Surtout quand il fait une chaleur d’enfer, pas de douche ni de climatiseur possible, c’est un véritable supplice. De toute façon pour la clim’ et la lessive, on repassera quand bien même nous aurions de l’électricité : le système est en 110V/220 V mais 60 hertz !!! cela ne fonctionne pas pour notre bateau en 220 V, 50 Htz.

Le soir Ile de REY reste au bateau pour un diner au calme. Les 3 autres bateaux ont choisi de se rendre dans un restaurant d’Etat tout à côté dont l’architecture est non obstant remarquable : un palais blanc et ouvragé aux toits de dômes vert clair parfaitement entretenu, demeure privée coloniale aux beaux jours anciens que n’aurait pas reniée Gatsby Le Magnifique.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *