Lee Stocking Island- Rudder Cut Cay, Exuma islands – Bahamas

Jeudi 23 Avril  2026 . 

Il fait beau, vent 15 nœuds,  au moteur, car nous devons zigzaguer plusieurs fois afin d’éviter tous les détours et labyrinthes d’îles ainsi que le piège des bancs de sable et autres eaux peu profondes. Tu crois que tu vas passer tout droit, mais ce sont les chants des sirènes qui t’appellent pour mieux te prendre dans leur chevelure et te détourner à jamais de Pénélope, tu te prends pour Ulysse ou quoi ? Celui qui le fait à la voile est soit complètement fou, soit complètement pro, soit navigue avec des milliers de petites mains prêtes à changer l’amure des voiles en temps record. Nous avons même eu jusqu’à 30 cm seulement en dessous des quillons, chaud les marrons ! ferme les yeux et fait confiance au capitaine.

Au mouillage, nous ne sommes seulement que 2 bateaux puis 3 à quelques 300 mètres les uns des autres, il faudrait le faire exprès pour se gêner. Les Bahamas telles les baignoires moyennes se vident de leurs hivernants et printaniers. Le seul bémol : 3 bateaux touristes à la journée, un coca compris, qui foncent à toute allure, sans pouvoir ne serait ce que remarquer d’éventuels nageurs, jusqu’au bord de plage pour voir la grotte aux 2 ciels ouverts et la pianiste sirène grandeur nature sous l’eau (the mermaid pianist) immergée par notre ami au 4 îles bahamiennes,  j’ai nommé  David Copperfield, pour mieux divertir ses convives. Cette mer même, pas loin de la passe vers l’océan, qui regorge de courants dérivants mortels pour les inattentifs et les inconscients dont je faisais partie l’année dernière en ayant fait la triste et effrayante expérience de dérive.

Ici, au détour des rochers nous voyons pléthore de grosses tortues nageant indolemment sans se soucier du battement de nos palmes, et quelques gros poissons tournicotant autour de quelques coraux de velours vert bouteille, jaune citron, orange pétard, vert anis ou violet foncé, pas loin des petites cheminées couleur rouille qui se dressent solitaires par ci par là sur les fonds sablonneux, évoquant plus l’objet du sketch de Pierre Dac et Francis Blanche « un endroit que l’honnêteté et la décence interdisent de préciser davantage », bref je ne m’attarderai pas car les plus de 60 ans fans de Pierre dac, de Francis Blanche, et autres joyeux lurons  auront sans doute très vite compris ou feront hypocritement semblant de ne pas connaître, petit voyou va ! . L’eau est comme toujours de couleur…., la plage de couleur…. et le ciel de couleur… un peu nuageuse.

Nous nageons une petite heure et c’est un vrai bonheur, même si je trouve les flots un peu frais dans les 25 degrés et clapotant. C’est que l’on devient exigeant en vieillissant dans les Caraïbes.

 

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