Mercredi 13 mai 2026 .
Le beau temps se lève peu à peu après quelques gouttes d’eau early morning.
Nous dansons un peu sur l’eau, preuve qu’à l’extérieur de la baie cela doit bien valser, du fait d’un vent de Sud .
Nous décidons donc de rester pour bénéficier de la protection de Staniel Cay.
Cela commence à bouger un peu trop dans le mouillage. Nous décidons de passer de l’autre côté de l’île au cut de Fawl Cay d’où l’on aperçoit notre précédent mouillage.
Bien nous en prend car sur le coup des 17h15, le temps très lourd devient suffocant, le ciel s’assombrit , on entend le tonnerre gronder de plus en plus près et nous commençons à tout doucement prendre la pluie puis, à 300 mètres de nous, la mer blanchit d’un brouillard d’écume rasant qui la balaie à 30 cm de la surface, le rideau s’avance en rampant sournoisement tout en se levant à tel point que nous n’y voyons pus rien, le vent siffle puis ronfle et gronde d’un ton rageur, nous allons prendre le coup de torchon, c’est sûr ; il est temps de mettre le siège extérieur à l’abri et ranger tout ce qui peut voler. En 20 secondes nous passons de 10 à 41 nœuds de vent, nous mettons les moteurs en route à titre de précaution au cas où nous nous mettrions à déraper, et nous nous prenons une méga saucée drue qui nous cingle de mille boulons.
15 minutes plus tard, la mer est calme, le ciel est bleu, et le vent est repassé à 13 nœuds. Seul le carré extérieur trempé témoigne de ce qui vient de se passer.
C’est aussi ça les Bahamas.





