Dimanche 10 mai 2026 .
Il faut beau, il fait chaud, il fait moite. Il fait fatigué. La chaleur écrase les corps et les cerveaux, et raccourcissent ou plutôt hachent les nuits. 30 à 35 degrés ce n’est pas fait pour nos constitutions européennes tempérées.
Long tour en dignhy toute la matinée. Nous sommes retournés voir cet endroit enchanté parmi les paysages idylliques que nous connaissons aux Bahamas : la bande turquoise limite fluo parallèle à un gigantesque banc de sable blanc rose qui longe le futur complexe hôtelier de Rosewood sur l’île voisine de Sampson Cay.
Etonnant complexe où tout y est, chaises longues attendant le chaland sur toutes les plages de l’île, énormes villas sans volets protecteurs prêtes à s’ouvrir d’un instant à l’autre, golf carts sillonnant les allées, kayaks attendant les plaisanciers, jusqu’aux pontons pour gros yachts luxueux mais désespérément vides où rien ne manque, pas même l’électricité et où les pieux commencent à pourrir sous la rugosité de coquillages. Ile et Marina de Sampson Cay fréquentées par le public tout comme Staniel Cay jusqu’en 2013, date à laquelle l’île a été rachetée par un milliardaire John Malone pour en jouir privativement avec Marina et piste d’atterrissage à usages personnel. Toutefois depuis 2023 un groupe (Yntegra Group) a racheté l’ensemble pour en faire un complexe ultra luxueux dénommé Rosewood , appelé à être ouvert en 2028, complexe de 30 bungalows hôteliers, 40 résidences privées, et 2 marinas. A aujourd’hui le projet semble à l’arrêt immobilisé par les revendications écologiques d’un Comité de Sauvegarde des Exumas. Il en faut de l’assise financière pour maintenir l’existant comme s’il allait s’animer du jour au lendemain ! En attendant nous nous promettons de mouiller dans l’anse face à la passe à la Marina avant de repartir pour les USA tant l’endroit semble calme et turquoisement limpide.
La Thunderball grotto de James Bond ont vu palmer nos prothèses siliconées ainsi que nos écrans transparents vulgairement appelés masques. Il n’y avait personne.
A la marina de Staniel Cay, à laquelle nous avons refait le plein du dinghy, cela sentait la vraie fin de saison, de celle que l’on respire fin Septembre à Juan les Pins, ou fin Octobre à Saint Tropez, quand les produits des boutiques sont entassés sur les trottoirs dans des bacs en plastique transparents posés sur des tréteaux affichant 50% de remise. Ici la boutique unique de l’île étant minuscule seule restait une vingtaine de T-shirts, pas de quoi faire de bonnes affaires ni faire chauffer la carte bleue.
Quelques apparitions de méduses dés à coudre…. Et nous revoilà au cata pour un repos bien mérité de ne rien faire.. ou Fare niente >>> farniente. Lecture sur les Fat boys à l’ombre sur le pont avant.


