Mill Creek Bay, Norfolk, Virginia, USA

Mercredi 17 juin 2026

Il fait beau, la mer est d’huile,  il fait frais comme il faut pour ne pas se sentir envahis par une douche interne recrachée en cascades par les pores de la peau.

Et là le spectacle est au bout du chemin. Juste avant le pont de Norfolk une petite partie des vieux gréments du monde entier est arrivée à l’ancre pour les 250 ans de l’indépendance des Etats unis. Nous allons tourner autour de ces 3 ou 4 mats avec leurs voiles carrées dans les vergues et leurs coques en bois . Ils sont d’Argentine, d’Equateur, du Pérou, de Roumanie et autres pays et même de France avec la Belle Poule que nous allons saluer comme il se doit, l’équipage tout content de pouvoir nous crier leur joie de voir des français. On ne change pas des bons franchouillards !

Sur tous les bateaux, ça brique les ponts , ça repeint les coques, ça grouille, les marins jouent les oiseaux perchés en haut des vergues, et partout en musique sonore  de leur pays. Ça respire la joie et la fierté d’être ici. Bravo les gars, cela donne envie d’être à votre bord et d’en reprendre pour un tour.

Nous allons ancrer à Mill Creek bay à côté de Fort Monroe. Nous sommes 5 catamarans au mouillage.

Nous accomplissons nos formalités douanières et immigration via le site Internet obligatoire CBP Roam et là, après 1h00 de message de mise en attente du traitement de notre dossier toujours pas de réponse des officiels US . Nous téléphonons et ils nous disent qu’il faut maintenir l’attente jusqu’à obtention d’un nouveau message. Après 2h45 toujours rien, je rappelle le CBP officer qui me répond que nos téléphones ne sont pas joignables, je lui donne la marche à suivre pour appeler l’international de son poste !(rappelez moi la douane et l’immigration ne sont ils pas censés exister que par  le contact avec des internationaux ?). Enfin ils arrivent à nous joindre au téléphone indiqué (je vais me faire consultant en appels internationaux aux USA) . Pour la faire courte ils vont nous envoyer une équipe au sol que nous devrons rejoindre en dinghy là où ils nous l’indiqueront dans plus d’une heure. Ce qui fut le cas avec disponibilité, efficacité et gentillesse au coffre de leur voiture de service ! ce serait pas en France que l’on verrait cela.

Contact téléphonique avec les parents, basés en France d’Anaïs ; Anaïs la maman des Jumeaux blondinets de Staniel Cay sur le bateau Lexak, cf blog plus haut. Nous sommes tous inquiets sur la situation d’Anaïs coincée à bord de Lexak avec ses 2 bambins et son compagnon inexpérimenté en voile, inconscient des risques des cyclones, obtus, égoïste, dangereux même, demandant encore et toujours plus à Anaïs pour la manœuvre du  bateau alors qu’il ne s’occupe en rien  ni des enfants, ni des repas, ni de la lessive, etc. et très agressif, injuste, ignoble et insultant envers elle et ses propres enfants. Responsable de rien, rejetant toujours la faute sur Anaïs y compris sa propre ignorance, ses erreurs, son incompétence et son entêtement en matière de navigation. Il ne sait même pas lever une ancre et n’a pas assez de chaine pour faire face à des vents un peu soutenus et que dire d’un ouragan ! mais c’est de la faute d’Anaïs qui ne sait pas gérer !. Nous sommes désarmés devant la situation tant que Lexak n’a pas touché une terre accessible, laquelle semble être pour le moment la République Dominicaine .  Mais celle-ci nécessite encore beaucoup de miles à naviguer entre Crooked Island Bahamas et Luperon en Rep’ Dom’ avec de longs trajets de jour et de nuit non stop, et avec , même s’il joue à l’autruche, des vents et des vagues contraires en cette saison, rendant le voyage dangereux et totalement inadapté pour des enfants de cet âge là , de surcroit, je le rappelle, en saison cyclonique,  et même pour 2 adultes expérimentés. Comment Anaïs peut elle assumer tout cela ? Elle est au bout du rouleau, ce que l’on voit dans le carnet de voyage qu’elle tient et les messages qu’elle me fait parvenir, incapable de se soustraire ou réagir à l’emprise de son conjoint.

Je comprends ses appels au secours, nulle mère, nulle femme , ne devrait traverser ce qu’elle traverse. 

Maintenant place au repos avant de refaire les pleins de diesel et d’eau douce à la marina de Norfolk demain matin.

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