Staniel Cay – Exumas , Bahamas

Lundi 25 mai 2026 . 

Beau temps chaud. Vent. 31 degrés. 66% d’humidité. On est mieux dans le carré dehors qu’à l’intérieur.

Les nuits sans transpirer sont possibles grâce au gros ventilateur. Quelle brillante idée de les avoir transportés dans nos bagages. Même pour déjeuner dans le cockpit il est le bienvenu.

Le mouillage est assez statique dans la mesure où le fort vent à l’extérieur de cette baie sédentarise les embarcations. C’est encore là que l’on peut descendre à terre sur la plage sans subir de grosses vagues ou des vents violents qui ont même été jusqu’à donner lieu à un warning des autorités.

Après midi, Bis repetita nous allons en dinghy prendre Anaïs, Zak, Lex et le chien Ubax pour une demi journée plage et de promenades dans notre dinghy pour aller voir les cochons, les tortues, les requins et les raies. Les bouts de chou sont ravis. Baignade dans une eau aux alentours de 28 degrés. Retour sur Ile de Rey avec ce petit monde pour un bout de gâteau aux poires que j’ai confectionné ce matin. Les enfants se poursuivent dans tout le bateau en riant aux éclats. Que du bonheur. Et triste dépose sur Lexak à 19h00.

Le père est toujours aux abonnés absents, même pas passer la tête pour dire bonjour ou merci de s’occuper de sa famille. Odieux, vous dis je !

Cette fois ci Anaïs craque et nous ne savons que lui conseiller, c’est une affaire privée. De ce que nous entendons le géniteur, car ne parlons pas de père qui recouvrerait une notion d’intérêt et d’attachement a priori inexistantes, non seulement ne s’occuperait pas de ses enfants mais, de par sa négligence à vouloir vivre comme s’ils n’existaient pas , pourrait mettre la vie de ceux-ci en danger. Pas de surveillance, couteaux ou ciseaux laissés à portée de main sur la table, gestes brutaux sur eux et réactions disproportionnées eu égard aux « bêtises » de leur âge, comme laisser tomber un bol de céréales. Zak ou Lex serait même tombé à l’eau sans gilet à Miami alors qu’Anaïs lui en avait laissé la surveillance 15 minutes, sans qu’il lève les yeux de ce qu’il était en train de faire. Dans ce contexte et je la comprends, Anaïs se pose des questions sur les mois à venir et surtout la période cyclonique pour laquelle, pour le capitaine de Lexak, le risque se limite à une probabilité infime de s’en prendre un et donc nulle inquiétude, pas de mise à l’abri pour la période. Avec 2 nains de jardin à bord et un chien et un « capitaine » apparemment inexpérimenté en voile, c’est une situation que personnellement je juge inacceptable et mériterait, pendant cette saison des ouragans, a minima pour la mère et les enfants, un retour en France chez ses parents (car plus de domicile en Suède depuis 15 mois). La mère est épuisée, pas besoin d’en rajouter une couche et sait elle encore réagir ?

On se demande bien à quoi il occupe ses journées, puisqu’il n’est encore jamais sorti du bateau ni descendu à terre depuis une semaine que la bateau est à l’ancre, sauf pour l’apéro à notre bord. Pas s’occuper des enfants, ni de la poubelle, ni du chien, ni descendre l’annexe à moteur pour la mère, les enfants ou le chien, pas être là pour les récupérer quand ils reviennent au bateau pour les hisser à bord ou accrocher la petite annexe, et ça on le constate nous-mêmes.

Le géniteur a affirmé à Anaïs qu’il s’occuperait des enfants demain matin en les emmenant à la plage. On verra.

 

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