Samedi 30 mai 2026 .
Comme une petite houle nous secoue nous décidons de remonter un peu plus haut à Bells Island, l’île de l’Aga Khan, mouillage que nous connaissons bien. Nous sommes au moteur .
Il fait très chaud , plus de 33 degrés et pas de vent, nous transpirons beaucoup, et même le ventilateur ne suffit plus. Comme je déteste ce climat extrême. Je sais qu’en France cela ne vaut pas mieux en ce moment.
Nous sommes seuls à Bells Island et il n’y a qu’un seul bateau au loin à Cambridge Island. Cela sent la fin de saison. Mais cela ne nous déplait pas. Une vraie liberté, sans chemise et sans pantalon…… dans l’onde à peine rafraichissante.
Le matin le soleil brille et le ciel est bleu mais peu à peu le ciel se couvre de nuages plus ou moins menaçants. Nous recevons quelques gouttes mais cela est vraiment anecdotique. Il fait juste lourd, très lourd, très très lourd.
A priori c’est le temps rêvé pour … les petites mouches . Elles nous envahissent, et se font un malin plaisir à nous coller. Je sors mon arme fatale numéro 4 : la tapette folle. De tous les instruments de torture que j’ai achetés pour combatte ces fléaux, comme le ruban tue mouches, le sac piège qui dégage une infecte et intenable puanteur, la raquette électrique, ou le Bégon pour les volants, la tapette reste l’instrument de torture le plus sûr. Je suis devenue la championne toute catégorie et ma pratique a atteint le rang de grand Art . A la fin de l’envoi, je frappe et je touche ! 95% de réussite. N’allez pas croire que cela se pratique comme ça en passant, en dilettante, cela demande quand même une certaine pratique avant d’atteindre mon niveau. Si cela vous intéresse, je peux organiser des ateliers en visio. Appelez moi Terminator.
Pour tromper les ennemies je pars nager une petite heure dans une eau calme quoique soumise à un peu de courant, mais, que diable ! je ne renoncerai pas face à l’adversité ! cela fait les abdos ? j’aime m’en persuader.
Donc journée dédiée au sport de combat …. des diptères, à la natation et à la nourriture intellectuelle très décevante que sont les romans d’une certaine Mélissa da Costa qui m’entrainent plutôt vers les bras de Morphée que vers l’ouverture de mes chakras. Tiens ! me ferais bien un autre bon polar , un Elizabeth George ? ou un bon espionnage de Daniel Silva, cela ne vole pas haut mais cela fait du bien par où cela se lit.

