Warderick , Exumas, Bahamas

Vendredi 5 Juin 2026 . 

 

Il fait tout aussi chaud mais un peu moins humide ce matin, donc plus supportable. Le ciel n’est pas couvert nous allons donc pouvoir faire découvrir à nos invités toute la luminosité des couleurs des Bahamas et enfin crédibiliser notre réponse à la question : pourquoi les Bahamas ? Réponse :  pour ses paysages, pour ses couleurs.

Nous partons donc direction le petit cut des rangers et attaquons par Boo Boo Hill et sa grimpette de 10 minutes d’abord dans la lave acérée puis dans le gué des bancs de sable et enfin dans la montée du sol sablonneux bordé de maquis. Pas touche au Poison Wood.

La vue est toujours à couper le souffle et le camaïeu des bleus se montre sous son meilleur jour que ce soit côté « lagon » ou côté atlantique lequel prend des airs de la pointe du Cap Frehel en Bretagne 1 jour tous les 10 ans c’est-à-dire quand il ne pleut pas, nâaan j’rigol’ c’est 1 jour par an, ha ha ha ! c’est pour titiller un peu les amoureux de Saint Malo.

Le « trail » est suivi d’un sitting dans la mer bordant la plage dans une eau à 30 degrés dont on ressort évidemment en ayant froid avec un petit vent de 12 nœuds par 32 degrés dans l’air. Et ça se plaint ? Enfants gâtés va !

Reprenant le dinghy nous essayons un peu plus loin de trouver raies et tortues mais sans grand succès, devant simplement nous contenter d’un requin nourrice qui tourne, curieux, autour d’Ile de Rey. Comme dans la pub certains parlent à leur Tobby, Sophie se met à parler bébé au requin , pftt ces parisiens alors  !!! Euh ! excuses ils ont vu une raie de loin !

 Après le déjeuner nous retournons faire salon dans l’eau au bord d’une autre plagette tel un américain moyen, la canette de bière montée en prothèse en moins. Nous n’avons pas mis de crème solaire, cela se verra bien au retour !

Nous devisons gaiement sur divers sujets et pour immortaliser ces précieux instants je me sens obligée d’en relater ici la teneur. Nous abordons le sujet de la différence entre un gay et un queer puisque j’ai commencé un livre américain appelé « la déraison» qui consacre tout un chapitre à ce sujet – j’aime autant vous dire que j’ai vite abandonné le livre car je m’en moque comme de ma première cuite contrairement au Loulou qui semble très intéressé par ce que je raconte ….Waouf waouf waouf ! En tout cas je le fais bien rire. De là nous basculons sur la question fondamentale  de géo politique : quel est le pays des palestiniens ? ou autrement formulé  quelle est la nationalité du passeport d’un palestinien puisque la Palestine n’est pas un pays. Loulou qui veut à tout prix remporté son camembert virtuel pour avoir droit à sa coupe de champagne ce soir se lance aussitôt sur Le Chat en rentrant au bateau pour obtenir réponse, qui est ? ….qui est ? …. comme aurait claironné Julien Lepers . Eh bien c’est un passeport émanant de l’autorité palestinienne d’un territoire qui n’est ni un Etat ni un pays, tout comme les algériens n’avaient pas de passeport français pendant la période coloniale ni de passeport algérien puisque l’Etat/pays d’Algérie n’existait pas . Une autre question ?

Nous rebasculons sur une autre question fondamentale y a-t-il autant de lesbiennes que de gays sur terre ? Nous attendons toujours Maître Capello Lom…D sur le sujet.

Pendant ce temps là nous avons failli moisir dans l’eau et c’est en éternuant de froid au sortir du bain que Sophie regagne le bateau et s’emmitoufle dans un pull. J’espère qu’elle ne nous couve pas quelque chose.

Entretemps Philippe s’intéresse au marché de l’électroménager (faut il y voir un rapport avec les questions métaphysiques sus mentionnées ?) et s’initie à la propreté du bateau en apprenant le maniement de l’aspirateur Dyson. Je sens qu’il va se précipiter chez Boulanger à quelques encablures de la rue de Latour pour décider d’une conversion …… (mais qu’allez vous imaginer ?) de l’aspirateur traineau à l’aspirateur balai. Ah ! ces hommes modernes !

Vous l’aurez compris le ton est léger, les plaisanteries faciles et le pitre tout désigné.

Je charge bien le Loulou qui essaie de lire ma prose en live moi qui déteste cela, alors je me venge. Allez Philippe sans rancune !

 

 

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