en route vers Norfolk USA

Jour 5  (Mardi 16 Juin 2026)

Le capitaine se prend un grain que je n’ai absolument pas entendu, totalement hypnotisée par Morphée.

Point positif : bassines remplies d’environ 30 litres d’eau de pluie.

Nous arrêtons le moteur et levons la grand voile 1 ris et génois full voile. Que des décibels en moins !

Nous venons d’atteindre le Cap Hatteras (le Cap Horn des USA pour les marins, tant il peut être dangereux) mais nous le passons avec un vent de 11 nœuds et des vagues qui continuent à nous trimballer de part et d’autre ; Mesdames et Messieurs, nos sympathiques candidat ont droit à une 2eme partie de rodéo à bord de Ile de Rey, certes moins violente mais toujours aussi insupportable par sa répétitivité et sa longévité. Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, dit-on.

Nous amorçons le virage à gauche pour la remontée vers Norfolk que nous atteindrons dans quelques 220 km, mais vu l’état de la mer, le peu de vent et le courant qui maigrit à vue, nous devrions en avoir pour encore 26 heures ! Nous en serons donc à 5 jours et 5 nuits depuis Nassau.

Le capitaine avait dit 4 jours et 4 nuits pour le chantier Zimmerman de Cardinale , j’avais calculé 6 jours et 6 nuits, cela fera 6 jours et 5 nuits en comptant les 53 km restant entre Norfolk et le chantier. Mais nous allons faire une petite pause avant dans la baie de Norfolk pour 1) aller faire notre entrée aux USA ; et oui il ne faut pas oublier ce sacro saint rituel avant de nous retrouver dans les geôles américaines   2) recharger en diesel    3) recharger en eau douce   4) recharger les organismes  5) prendre une vraie douche et nous laver les cheveux, une vraie délivrance. La  US flotte maritime  devrait encore être occupée dans le Golfe Persique, nous ne devrions pas avoir trop de trafic militaire dans le coin. 

Pas de yaourts pour le moment , trop de vagues, ennemis du process de fermentation.

Dans l’après midi, plus de vent, finies les voiles, bonjour Yanmar. Il fait humide, il fait gris, il fait …… froid !!!! avec de la mer rodéo (et pas drive) , qui nous fait tanguer . Je m’offre une douche acrobatique à l’intérieur pour me démoiter et me réchauffer, je remets un pantalon, un T-shirt manches longues et un petit pull que j’agrémenterai d’un coupe vent cette nuit. 

On dit « souvent femme varie » (ce qui est faux, bien entendu) mais la météo c’est pire. Ils annonçaient 36 degrés à Norfolk la semaine dernière !

Nous continuons la longue route même si ce n’est pas en compagnie de Moitessier ni de son bateau Joshua – séance culturelle : Bernard Moitessier a entre autres écrit un livre intitulé la Longue Route. Un aventurier navigateur «  En 1968, il participe à la première course autour du monde, en solitaire et sans escale, le Golden Globe Challenge[2]. Alors qu’il est annoncé vainqueur, il renonce à franchir la ligne d’arrivée, abandonne la course et continue, toujours sans escale, en direction de l’océan Indien. Après dix mois de navigation, son périple s’arrête en Polynésie. Quelques années après, il s’installe sur l’atoll d’Ahe, avec sa compagne Ileana et leur fils Stephan » source : wikipedia

 

PS : Merci à Christel et Yves pour le cierge à la Garoupe, ils nous portent chance.

 

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