Norfolk –  Cardinal , Chesapeake bay  – Virginia, USA

Jeudi 18 juin 2026 –

Nuit secouée par les vagues. Petit sommeil pour moi, trop fatiguée par les derniers jours et nerfs encore au zénith ?

Le vent souffle à plus de 22 nœuds, vagues très agitées, secouez moi, secouez moi.

Nous partons à la marina Blue Water à 30 minutes pour refaire le plein diesel et eau car nous ne savons pas quand le chantier peut nous accueillir à son ponton avec de l’eau à dispo.

Et de l’eau nous en aurons grand besoin car grand nettoyage de cyclonage, tout doit y passer, pont, coussins d’extérieur, carré d’extérieur, bouts, intérieurs du sol au plafond en passant par les murs et les placards y compris la vaisselle, les saladiers, les casseroles, les couverts, etc… Quant aux lessives et textiles, j’irai à Matthews à la laverie pour bénéficier d’une vraie sécheuse avant de mettre les principaux éléments sous vide et éviter la moisissure des journées d’été.

Nous sommes prêts à partir vers la destination finale de notre périple sur le coup des 10h30 et remontons la chesapeake bay sous un ciel couvert, des vagues importantes et un vent de 25 nœuds qui atteint souvent 33 nœuds. Pour ce dernier parcours nous finissons en apothéose sans moteur, sans GV, avec le génois sous 1 ris pour seul force motrice , et ce, jusqu’à 16H30, heure à laquelle nous prenons la bouée de Zimmerman pour la nuit juste en face du chantier. Prise de bouée qui permet de savourer une dernière occasion d’engueulade tout à fait classique à bord d’un bateau, c’est bien pour cela que l’on dit qu’il ne peut y avoir 2 capitaines à bord !!! et c’est très bien …. Du moment que le chef c’est MOI  ! hi hi hi

Demain après midi nous serons au ponton de Zimmerman jusqu’à la sortie du bateau pour mise à sec (appelée Haul out) prévue le  26 Juin. Nous pourrons donc tranquillement faire ce que nous avons à faire.

C’est donc avec un certaine majesté, sous une haie d’honneur d’Eole, et malgré les perfides vagues, que notre grognard des mers, fidèle au poste, imprime son sillage de 6 nœuds sous les vivats des 25 nœuds de vent. De retour de sa campagne des Bahamas, il remonte, impérial,  la Mobjack bay le long des forêts verdoyantes et des arbres centenaires des magnifiques propriétés bordant les bras de mer. Ile de Rey vient de rentrer au bercail après 4 mois de miles intenses, de baignades, de soleil, d’orages, de plages de sable blanc et d’eaux turquoises, avec ou sans invités.

Ici les eaux sont marron et n’invitent pas à la baignade malgré les 29 degrés affichés et l’absence des méduses pas encore de sortie. Il fait 36 degrés, 45 d’humidité et un vent très chaud.

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