Staniel Cay – Shroud Cay, Exumas, Bahamas

Mercredi 10 Juin 2026 . 

10h30 nous levons l’ancre.

Ce n’est pas la traversée de Paris (pour les cinéphiles de plus de 70 ans) avec Jean Gabin et son acolyte Bourvil mais la remontée des Bahamas avec Stéphane et Catherine au casting.

Il fait beau, il faut chaud, la mer est turquoise mais nous n’en profitons que de visu. Rôoo c’est bôooo !

En route, yaourts, pain, m’avancer sur l’épluchage des légumes et la cuisson des viandes pour ne pas avoir à cuisiner si les conditions météo devaient se dégrader dans les 48 heures à venir et le pensum de l’administratif. Je suis bien occupée et pas une minute pour zéinifier devant le magnifique paysage.

Nous commençons à la voile à 6 nœuds de vitesse, youpee !!! au bout d’une heure nous déchantons, le japonais (moteur Yanmar pour les nouveaux lecteurs) est de nouveau mis à contribution, le vent s’est affilié à la CGT cheminots un jour de grands départs en vacances  si vous voyez what I mean….

Arrivée à Shroud Cay à 16h15, Shroud Cay que je n’ai jamais connu avec une mer aussi plate, un vrai miroir, à tel point que j’ai failli ne pas reconnaître le mouillage. La baignade est en vue car je dégouline malgré le ventilateur sur position 3. Shroud Cay c’est aussi le tour de manège dans la passe soumise aux courants de marées au milieu du parcours de la rivière enchantée. Mais nous n’irons pas cette fois-ci.

A l’arrêt baignade dans une eau qui doit être à 32 ou 33 degrés tant elle est chaude, puis lecture sur les poufs Fat Boys à l’avant.

J’ai entamé la lecture passionnante et très bien écrite d’un livre de la main sensible d’une future romancière, nièce de Sophie L.

Je ne peux m’empêcher de commencer à faire un parallèle, bien qu’à un niveau moindre de ce qu’ont vécu les parents de Sophie L. avec son frère, avec les affres de ce que vivent Antoine et Lola avec notre petit fils Jude.

Jude presque 2 mois maintenant et déjà opéré, avec des complications en rafale que l’on découvre semaine après semaine et des prises de position péremptoires, contradictoires et déshumanisées du corps médical qui souffle ainsi le chaud et le froid à des parents et des grands parents désemparés.

Des nouvelles d’un tout autre ordre, mais très perturbantes, de Lexak et des 2 chérubins. La situation ne fait que se dégrader à bord avec d’un côté un pervers narcissique au top de sa forme et sa victime tétanisée, telle une biche prise dans les phares d’une voiture, à l’idée que leurs enfants puissent un jour côtoyer leur père hors sa présence.

La vie n’est un long fleuve tranquille pour personne !

 

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